Histoire
de l'aromathérapie
Depuis
des temps très reculés, les plantes ont été
utilisées par pour se soigner. De grandes civilisations comme
la médecine indienne (ayurvéda) ou chinoise ont utilisé
depuis longtemps les huiles essentielles. Mais la civilisation la plus
avancée dans le domaine fut l'Egypte antique, dont la médecine
était particulièrement avancée. La conservation
des momies étant peut-être l'exemple le plus flagrant.
L'extraction des huiles essentielles par distillation a été
inventée par Avicenne, médecin arabe qui mit au point
l'alambic (autour de l'an 1000).
Les croisés ramèneront cette technique en Europe au XII°
Siècle. Cette médecine naturelle arriva dans les apothicaireries.
Mais
l'aromathérapie médicale moderne est née en France
:
En 1918,
René-Maurice Gattefossé, pharmacien français, se
brûle la main dans l'explosion de son laboratoire. Il a le réflexe
de plonger sa main dans un récipient contenant de l'huile essentielle
de lavande vraie. Le soulagement immédiat et la cicatrisation
sont déconcertantes. Ce pharmacien se consacre alors à
l'étude médicale des huiles essentielles.
Ses travaux
seront prolongés par Sévelinge, pharmacien lyonnais, dans
le domaine de la médecine vétérinaire.
En 1964,
à la suite d'une pénurie de médicaments classiques,
le Docteur Valnet, chirurgien français, vérifie l'efficacité
des huiles essentielles. Par ses ouvrages, il vulgarise l'aromathérapie
à un très large public.
En 1975,
Pierre Franchomme, aromatologue réputé, apporte la notion
fondamentale le "chémotype", véritable signature
biochimique de l'huile essentielle. Cette notion a permis d'améliorer
les résultats thérapeutiques, de réduire les échecs
et de diminuer les risques secondaires. Il est coauteur d'un livre de
référence "l'aromathérapie exactement",
considérée comme la bible des huiles essentielles.
Depuis,
l'aromathérapie, médecine naturelle complémentaire,
n'a cessé de gagner du terrain face au "tout chimique de
l'allopathie classique".